Sara Forestier

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Filmographie 2 films

Biographie

Sara Forestier est une actrice, scénariste et réalisatrice française, née le 4 octobre 1986 à Copenhague, au Danemark. Si ce détail géographique intrigue souvent, Sara Forestier a bel et bien grandi en France, et c’est là qu’elle a construit une carrière à part, entre cinéma d’auteur, films sociaux et propositions souvent radicales. Révélée très jeune, elle s’impose rapidement comme l’un des visages les plus marquants de sa génération, portée par un jeu viscéral, un naturel désarmant et un goût prononcé pour les rôles complexes, voire inconfortables.

Une révélation fulgurante au début des années 2000

C’est en 2004 que Sara Forestier explose littéralement à l’écran, dans L'Esquive d'Abdellatif Kechiche. Elle y incarne Lydia, une lycéenne de banlieue répétant Le Jeu de l’amour et du hasard dans un cours de théâtre, dans un film qui mêle verlan, alexandrins et tension amoureuse. Son interprétation, spontanée et percutante, lui vaut le César du meilleur espoir féminin à seulement 18 ans.

Ce rôle est un signal fort : Sara Forestier ne joue pas, elle vit ses personnages. Elle ne cherche pas à les rendre aimables, elle les rend crédibles. Et cette sincérité brute devient rapidement sa marque de fabrique.

Elle enchaîne alors les films d’auteur exigeants, avec une attirance particulière pour les univers sociaux, les personnages cabossés, les langages populaires et les identités en lutte.

Une actrice engagée dans son jeu comme dans ses choix

Au fil des années, Sara Forestier collabore avec des réalisateurs comme Jacques Doillon, Alain Resnais, Jean-Pierre Améris, ou encore Michel Leclerc, avec qui elle tourne Le Nom des gens (2010). Dans cette comédie politique à la fois drôle et irrévérencieuse, elle incarne une jeune femme engagée, qui couche avec des électeurs de droite pour les convertir à ses idées. Rien que ça.

Ce rôle lui permet de dévoiler une autre facette : un humour frondeur, un charisme solaire, et une liberté de ton rare dans le cinéma français. Elle décroche cette fois le César de la meilleure actrice, confirmant qu’elle n’est pas qu’une révélation passagère, mais bien une artiste majeure.

Toujours à l’aise avec les personnages marginaux, elle impressionne aussi dans Suzanne (2013), de Katell Quillévéré, où elle incarne une mère adolescente au parcours bouleversé, ou encore dans M (2017), film qu’elle écrit, réalise et interprète, une première derrière la caméra, saluée pour sa sensibilité et son audace.

Une parole libre, loin des calculs

Sara Forestier est aussi connue pour sa franchise médiatique, parfois à contre-courant. Elle s’exprime librement sur la représentation des femmes au cinéma, sur l’écriture des dialogues, sur l’importance de ne pas lisser les identités à l’écran. Elle défend une approche instinctive de son métier, refusant les conventions et les étiquettes.

Ce positionnement, parfois jugé clivant, renforce pourtant son statut de voix libre dans un milieu souvent normé. Elle n’a jamais cherché à devenir une figure glamour ou une star bankable, elle préfère les rôles où l’on parle mal, où l’on souffre, où l’on rit trop fort, bref, où l’on vit vraiment.

Une présence rare, mais marquante

Ces dernières années, Sara Forestier se fait plus rare à l’écran, mais ses apparitions restent toujours attendues. Elle tourne dans des projets aux formats divers, explore l’écriture, développe de nouveaux scénarios, toujours dans cette veine humaniste et profondément ancrée dans le réel.

Elle ne cultive ni le culte de la visibilité permanente, ni celui du secret total. Elle choisit, avec exigence. Ce qui donne à chacun de ses rôles une densité particulière, comme si elle y mettait chaque fois une part d’elle-même, sans masque, sans filtre, sans artifice.

Filmographie

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