Robert Wagner
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Détails
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Robert Wagner, né le 10 février 1930 à Detroit, dans le Michigan (États-Unis), est un acteur américain emblématique du cinéma et de la télévision, dont la carrière s’étend sur plus de sept décennies. Connue pour son élégance naturelle, son regard rieur et son image de gentleman, Robert Wagner incarne une certaine idée du charme hollywoodien, entre glamour d’antan et efficacité moderne. Sa longévité, sa capacité à passer du drame à la comédie, et sa silhouette toujours impeccable lui ont permis de traverser les époques sans jamais vraiment disparaître des écrans.
Des débuts dans le système des studios
Robert Wagner débute sa carrière à la toute fin des années 1940, repéré par 20th Century Fox, qui en fait rapidement un jeune premier au physique prometteur. Il apparaît dans de petits rôles non crédités, mais sa prestance attire vite l’attention. Dans les années 1950, il enchaîne les films sous contrat avec le studio, participant à des productions prestigieuses comme With a Song in My Heart ou Beneath the 12-Mile Reef.
C’est avec Prince Valiant (1954) et A Kiss Before Dying (1956) qu’il accède à des rôles principaux. Il est jeune, séduisant, et semble taillé pour les rôles de héros romantiques ou d’aventuriers. Mais Robert Wagner ne se limite pas à ces archétypes et tente assez tôt d’explorer des personnages plus sombres, souvent dans des thrillers ou des drames psychologiques.
La télévision : une deuxième carrière aussi brillante que la première
C’est dans les années 1960 que Robert Wagner opère un virage important en se tournant vers la télévision, un médium encore regardé de haut à l’époque par les vedettes de cinéma. Mais lui y trouve un terrain fertile, et s’impose rapidement comme un visage familier du petit écran. Il devient la star de plusieurs séries marquantes, à commencer par It Takes a Thief (1968–1970), où il joue un voleur recruté par le gouvernement.
Mais c’est surtout avec Hart to Hart (1979–1984), qu’il forme avec Stefanie Powers un duo aussi élégant que complice. Il y incarne Jonathan Hart, riche industriel amateur de mystères et d’aventure, dans une série à la fois policière, romantique et résolument chic. Ce rôle emblématique renforce son image d’homme distingué, toujours prêt à résoudre une énigme en smoking.
Une icône qui sait se réinventer
À la fin des années 1990, Robert Wagner opère une nouvelle transformation, cette fois dans un registre plus léger. Il incarne Number Two dans la trilogie Austin Powers, parodie des films d’espionnage, où il joue un second couteau loyal au Dr. Evil, version moderne et cynique de ses anciens rôles de gentleman classe. Cette apparition volontairement décalée prouve qu’il n’a rien perdu de son autodérision ni de sa capacité à s’adapter à l’humour contemporain.
En parallèle, il continue à apparaître dans des séries à succès comme NCIS, Two and a Half Men ou encore Boston Legal, souvent dans des rôles secondaires qui jouent avec son image publique : celle d’un homme de l’ancien monde, plein de charme, mais pas forcément naïf.
Un parcours marqué par le drame… et le mystère
La vie personnelle de Robert Wagner a aussi attiré l’attention du public, notamment à travers son mariage avec Natalie Wood, l’une des actrices les plus populaires de son époque. Leur histoire, marquée par un double mariage et surtout par la mort mystérieuse de Natalie Wood en 1981 lors d’une escapade en bateau, reste l’un des drames les plus commentés d’Hollywood.
Si Robert Wagner a toujours nié toute responsabilité, l’affaire a connu plusieurs réouvertures au fil des années, et continue à alimenter les spéculations. Malgré cela, il est parvenu à maintenir sa carrière et sa réputation, tout en publiant ses mémoires et en s’exprimant sur cette période avec prudence.
Robert Wagner, un acteur témoin d’un Hollywood en perpétuelle transformation
Aujourd’hui, Robert Wagner fait figure de relique vivante du système des studios, tout en ayant brillamment navigué vers la télévision et même la comédie moderne. Il incarne une continuité rare dans une industrie en mutation constante. Son jeu, son physique classique, sa voix posée et son goût pour les rôles à la fois charmants et troubles ont construit une carrière longue, nuancée et remarquablement stable.
Il n’a peut-être jamais été considéré comme un acteur "à transformation", mais sa capacité à traverser les époques avec style, sans jamais chercher à trop s’adapter ni à forcer le renouvellement, force le respect. Avec plus de 100 rôles au compteur, Robert Wagner est de ceux qui incarnent non pas une époque du cinéma, mais plusieurs, tout en restant, toujours, parfaitement à l’aise dans leur costume.