Paz de la Huerta
- Casting
Détails
| Autre nom | María de la Paz Elizabeth Sofía Adriana de la Huerta |
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Nationalités |
| Filmographie | 6 films |
Biographie
Paz de la Huerta est née le 3 septembre 1984 à New York, aux États-Unis. De son vrai nom María de la Paz Elizabeth Sofía Adriana de la Huerta, elle est une actrice, mannequin et parfois performeuse, connue pour ses rôles dans des films d’auteur et des séries au ton sulfureux. Paz de la Huerta, c’est d’abord un regard énigmatique, une présence hypnotique, et une carrière marquée par des choix audacieux, à la fois artistiquement risqués et profondément personnels.
Une naissance entre l’Europe et Manhattan
Fille d’un aristocrate espagnol et d’une mère américaine, Paz de la Huerta grandit à SoHo, dans le New York bohème des années 90. Elle fréquente des écoles artistiques, dont la célèbre Saint Ann’s School à Brooklyn, réputée pour son approche créative. Très tôt, elle se forme au jeu d’actrice et plonge dans le monde du spectacle avec une ambition affirmée : incarner des personnages hors norme, sans filtres, ni concessions.
Premiers pas au cinéma : une intensité brute
Paz de la Huerta commence à jouer dès l’adolescence, dans des films indépendants où sa fragilité apparente cache une force intérieure troublante. Elle apparaît dans The Object of My Affection (1998), A Walk to Remember (2002), puis dans des productions plus sombres comme The Limits of Control de Jim Jarmusch ou Enter the Void (2009) de Gaspar Noé.
C’est dans ce dernier que Paz de la Huerta livre une performance particulièrement marquante. Dans ce film sensoriel, halluciné et visuellement radical, elle incarne Linda, danseuse de strip-tease paumée dans un Tokyo néon et spectral. Le film, controversé et exigeant, renforce son image d’actrice prête à tout donner sur l’écran, même dans les scènes les plus crues, tant que cela sert l’univers du réalisateur.
Boardwalk Empire : la consécration télévisuelle
Entre 2010 et 2011, Paz de la Huerta gagne une visibilité bien plus large en interprétant Lucy Danziger dans la série HBO Boardwalk Empire, produite par Martin Scorsese. Elle y incarne une maîtresse capricieuse et instable, dans un rôle aussi provocant que tragique. Sa performance est saluée pour sa vulnérabilité désarmante, sa sensualité assumée, et sa capacité à rendre un personnage secondaire aussi fascinant qu’imprévisible.
Mais cette exposition soudaine coïncide aussi avec des tensions sur le tournage. L'actrice quitte la série après deux saisons, dans un contexte flou mêlant rumeurs de conflits professionnels et image publique difficile à gérer.
Une carrière marquée par les extrêmes
Après Boardwalk Empire, Paz de la Huerta reste active, mais dans des projets plus confidentiels, souvent à la frontière du cinéma d’exploitation, de l’art contemporain, ou du film d’auteur radical. Elle joue dans Nurse 3D (2013), un thriller érotique où elle incarne une infirmière meurtrière à la double vie. Le film, volontairement outrancier, flirte avec le kitsch et l’horreur, et renforce son image de femme fatale moderne, à la fois vulnérable et dangereuse.
Dans la sphère artistique, elle collabore aussi avec des photographes et plasticiens, apparaissant dans des performances ou installations, toujours avec cette même aura crue, viscérale, charnelle.
Une vie publique marquée par les luttes et les polémiques
Paz de la Huerta est une personnalité publique souvent perçue comme insaisissable. Ses apparitions médiatiques, parfois chaotiques, alimentent autant la fascination que la polémique. Elle s’exprime ouvertement sur ses expériences personnelles, sa santé mentale, et ses traumatismes, y compris dans le cadre du mouvement #MeToo, où elle accuse Harvey Weinstein d’agressions sexuelles.
Cette prise de parole, forte et courageuse, lui vaut autant de soutien que de silences gênés. Elle reste à ce jour l’une des voix les plus directes et sans détour parmi les actrices impliquées dans cette libération de la parole, même si sa position dans l’industrie reste marginale.
Paz de la Huerta, actrice de l’ombre et des marges
Paz de la Huerta n’a jamais cherché à se plier aux codes hollywoodiens. Son physique hors norme, sa diction lente, son jeu hyper incarné font d’elle une figure à part, souvent jugée inclassable, parfois dérangeante. Elle préfère les films où l’on peut explorer les failles, où les émotions sont à fleur de peau, où le beau se confond avec le brutal.
Elle incarne un cinéma des extrêmes, souvent sensoriel, parfois incompris, mais toujours radical dans son approche. Si sa carrière semble parfois chaotique, elle reflète aussi un refus obstiné de se lisser, de rentrer dans un moule. Et cette singularité, rare dans un système aussi formaté, la rend plus captivante encore.