Pål Sverre Hagen
- Casting
Détails
| Autre nom | Pål Sverre Valheim Hagen |
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Nationalité |
| Filmographie | 3 films |
Biographie
Pål Sverre Valheim Hagen, né le 6 novembre 1980 à Stavanger, en Norvège, est un acteur norvégien dont la carrière s’est construite entre cinéma d’auteur, productions historiques et récits d’aventure à dimension épique.
Encore peu connu du grand public hors de Scandinavie, Pål Sverre Hagen s’est pourtant imposé comme l’un des acteurs les plus singuliers et respectés de sa génération dans le nord de l’Europe. Son visage anguleux, son regard perçant, sa capacité à incarner des figures complexes font de lui un interprète recherché dans des rôles où l’intensité intérieure compte autant que la présence physique.
Discret en dehors des plateaux, peu adepte des réseaux sociaux, il appartient à cette catégorie d’acteurs pour qui la transformation silencieuse prime sur la notoriété tapageuse. Et c’est sans doute cette retenue, cette pudeur professionnelle, qui rend son jeu aussi percutant.
Une formation solide et un passage par la scène
Avant de s’illustrer à l’écran, Pål Sverre Hagen s’est formé au Norwegian National Academy of Theatre, la référence en matière d’art dramatique dans son pays. Il débute au théâtre dans les années 2000, notamment au sein du Nationaltheatret d’Oslo, dans des rôles exigeants tirés du répertoire classique comme contemporain. Cette expérience scénique nourrit chez lui un sens du rythme et de la précision du geste, que l’on retrouve dans toutes ses performances à l’écran.
Le théâtre norvégien, souvent plus intimiste que spectaculaire, forge chez les acteurs une approche du jeu ancrée dans l’observation, la retenue, la densité. Des qualités que Pål Sverre Hagen transpose parfaitement au cinéma, dans des rôles où l’émotion passe plus par le regard que par la démonstration.
Kon-Tiki : l’ouverture au monde
Le rôle qui change la donne pour Pål Sverre Hagen, au-delà des frontières norvégiennes, c’est celui de Thor Heyerdahl dans Kon-Tiki (2012). Ce film d’aventure historique revient sur l’incroyable traversée du Pacifique réalisée en 1947 par l’explorateur norvégien, à bord d’un radeau de bois, pour prouver que des peuples précolombiens pouvaient avoir atteint la Polynésie.
Dans ce rôle, Pål Sverre Hagen incarne un Heyerdahl à la fois visionnaire, entêté, et habité par une obsession scientifique. Il y déploie une palette subtile, entre charisme froid et tension intérieure. Le film, coproduction ambitieuse entre la Norvège et d'autres pays européens, est nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère, ce qui offre à Pål Sverre Hagen une visibilité internationale sans précédent.
Un goût pour les figures historiques et les rôles à contre-courant
Suite au succès de Kon-Tiki, Pål Sverre Hagen confirme son intérêt pour les rôles ancrés dans l’Histoire et la mythologie nordique, sans pour autant s’enfermer dans un genre. Il joue dans In Order of Disappearance (2014), polar noir norvégien aux accents de comédie sombre, puis dans des drames psychologiques où il explore des facettes plus fragiles, plus ambivalentes.
Il est également très remarqué dans Amundsen (2019), biopic consacré au célèbre explorateur polaire Roald Amundsen. Là encore, il incarne un homme obsédé par ses ambitions, tiraillé entre sa quête de gloire et sa difficulté à nouer des liens humains. Ce type de rôle semble taillé pour lui : des figures complexes, souvent solitaires, brillantes mais inaccessibles.
On le retrouve aussi dans des œuvres plus stylisées ou symboliques, comme The Middle Man de Bent Hamer, où il incarne un médiateur chargé d’annoncer les mauvaises nouvelles dans une ville sinistrée par le destin. Son flegme, son minimalisme contrôlé, sa capacité à inspirer à la fois confiance et malaise, font de lui un interprète de choix pour des cinémas à la frontière du réalisme et de l’absurde.
Une filmographie internationale en expansion lente mais cohérente
Contrairement à certains de ses compatriotes scandinaves qui se lancent rapidement dans des franchises hollywoodiennes, Pål Sverre Hagen semble choisir ses projets avec patience et cohérence. Il ne cherche pas la surexposition. Il privilégie les récits solides, les personnages nuancés, les univers singuliers. S’il traverse parfois les frontières (on l’a aperçu dans des projets européens ou américains), c’est toujours sans rupture avec son ancrage culturel norvégien.
Il incarne une forme de modernité nordique dans le cinéma européen, celle d’un acteur capable de faire le pont entre récit national et portée universelle, sans jamais sacrifier la profondeur au spectaculaire.