Mikey Madison
- Casting
Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Née le 25 mars 1999 à Los Angeles, en Californie (États-Unis), Mikey Madison est une actrice américaine révélée pour sa capacité à mêler fragilité apparente et brutalité soudaine, dans des rôles souvent marquants, parfois dérangeants, toujours singuliers. Si son visage est encore relativement discret dans l’industrie, ses apparitions dans des productions signées Quentin Tarantino ou la saga Scream lui ont rapidement valu une reconnaissance au-delà des cercles indépendants.
Avec son regard perçant, son jeu à la fois nerveux et instinctif, et un certain goût pour les personnages instables, Mikey Madison s’est imposée comme une jeune actrice à suivre de près, capable d’injecter une tension palpable dans chacun de ses rôles, sans en faire trop.
Better Things : une adolescente entre sensibilité et sarcasme
C’est par la télévision que Mikey Madison se fait d’abord remarquer, dans la série semi-autobiographique Better Things, diffusée à partir de 2016. Créée par Pamela Adlon, la série suit le quotidien d’une actrice et mère célibataire élevant ses trois filles à Los Angeles. Mikey y interprète Max, l’aînée, adolescente bouillonnante et pleine de contradictions.
Son jeu y est marqué par une grande justesse émotionnelle, oscillant entre insolence typique de l’âge, moments de tendresse inattendue et frustrations inexprimées. Ce rôle, qu’elle tiendra sur plusieurs saisons, lui permet de développer une relation complexe à l’écran avec sa mère fictive, et de montrer qu’elle sait incarner des personnages réalistes, nuancés, ancrés dans la banalité du quotidien — mais jamais fades.
Loin du registre spectaculaire, Mikey Madison montre dans Better Things un potentiel dramatique évident, qui ne tarde pas à attirer des regards plus cinématographiques.
Tarantino, le feu, la fureur : Once Upon a Time… in Hollywood
En 2019, Mikey Madison entre dans une autre dimension en rejoignant le casting du film Once Upon a Time… in Hollywood de Quentin Tarantino. Elle y incarne Susan "Sadie" Atkins, une membre du tristement célèbre groupe Manson, librement adaptée dans une version alternative de la réalité historique. Si sa présence à l’écran n’est pas très longue, elle y explose littéralement (au sens figuré comme au sens très littéral).
Dans une scène finale d’une violence paroxystique teintée d’humour noir typiquement tarantinesque, Mikey Madison incarne la fureur, la panique et la destruction avec une intensité qui sidère. Entre cris, flammes et coups de poêle, elle livre une performance à la fois grotesque et impressionnante, qui tranche avec son image plus douce dans Better Things. Cette scène suffit à elle seule à inscrire son nom dans l’esprit des spectateurs, et à révéler sa capacité à jouer l’excès sans perdre la crédibilité du personnage.
Scream (2022) : l’héritière du slasher au cœur de l’horreur
En 2022, Mikey Madison poursuit sur cette lancée en rejoignant le cinquième opus de la saga Scream, dans un rôle qui reprend plusieurs des motifs classiques du genre tout en les tordant habilement. Elle y incarne Amber Freeman, adolescente calme en apparence, mais beaucoup plus redoutable qu’il n’y paraît. Sans en dire trop pour ceux qui n’auraient pas vu le film, disons simplement que Mikey Madison s’illustre à nouveau dans un registre où la tension monte lentement jusqu’à exploser brutalement.
Elle devient alors l’un des nouveaux visages du slasher contemporain, héritière directe des tueurs décomplexés des années 90, tout en y ajoutant un ton plus ironique, plus moderne, parfaitement adapté à l’ADN de la franchise.
Entre clins d’œil aux codes du genre, dialogues mordants et scènes de violence graphique, elle incarne une méchante aussi théâtrale que dangereuse, ce qui confirme son affinité avec les rôles de jeunes femmes apparemment banales mais en réalité profondément instables.
Une actrice à la croisée des genres
Ce qui marque dans les choix de rôles de Mikey Madison, c’est son goût pour les personnages en tension, souvent jeunes, certes, mais jamais réduits à une adolescence lisse ou stéréotypée. Elle choisit des figures traversées par des pulsions contradictoires, parfois victimes, parfois bourreaux, toujours habitées.
Son jeu, souvent instinctif, ne cherche pas à être trop technique ni trop apprêté. Il repose sur une énergie brute, une expressivité naturelle qui permet aux émotions de surgir, parfois violemment, mais toujours avec une forme de cohérence intérieure. Elle ne joue pas dans la subtilité millimétrée, mais plutôt dans une forme d’honnêteté émotionnelle viscérale, ce qui la rend immédiatement crédible, même dans les rôles les plus extrêmes.