Mia Wasikowska

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Filmographie 10 films

Biographie

Mia Wasikowska est née le 14 octobre 1989 à Canberra, en Australie, d’un père photographe australien et d’une mère photographe polonaise. D’abord formée à la danse classique, elle bifurque vers le cinéma à l’adolescence, troquant les pointes pour les scripts, sans pour autant perdre ce sens aigu du corps, du silence et du geste mesuré qui imprègne encore son jeu aujourd’hui.

Depuis ses débuts, Mia Wasikowska s’est distinguée par une présence calme mais magnétique, presque introspective, qui contraste avec le brouhaha médiatique souvent associé à sa génération.

Pas du genre à multiplier les apparitions publiques ni à céder aux sirènes de la franchise commerciale, elle a construit une filmographie à son image : discrète, exigeante, toujours un peu à côté du courant dominant. Derrière son regard clair et sa diction posée, Mia Wasikowska cache une détermination artistique rare — un goût affirmé pour les récits atypiques, les héroïnes en tension, les atmosphères ambiguës.

Une percée remarquée entre réalisme et conte revisité

Le grand public la découvre surtout dans Alice in Wonderland (2010) de Tim Burton, où elle incarne une Alice adulte, rêveuse mais déterminée, dans une relecture visuelle et narrative du célèbre conte. Ce rôle lui offre une exposition mondiale, mais Mia Wasikowska évite soigneusement de se laisser happer par le rouleau compresseur hollywoodien. Elle joue Alice, mais refuse d'en devenir le produit dérivé.

Avant ce succès planétaire, elle s’était déjà fait remarquer dans la série In Treatment (2008), où elle interprète une adolescente en crise, face à Gabriel Byrne. C’est un rôle sobre, bavard, mais émotionnellement dense. Elle y montre une maîtrise de l’intensité silencieuse, une capacité à faire sentir ce qui se passe derrière les mots — ou en dehors.

Ce mélange d’intériorité et d’ambiguïté devient sa marque de fabrique. Et elle choisit, après Alice, de naviguer entre cinéma d’auteur, productions indépendantes et drames psychologiques exigeants.

Héroïnes en tension : Jane Eyre, India Stoker, Robyn Davidson

On retrouve Mia Wasikowska dans une série de rôles de jeunes femmes à la fois fortes, marginales et blessées. Dans Jane Eyre (2011), elle incarne l’héroïne de Charlotte Brontë avec une retenue poignante, loin des versions trop romantiques ou trop sages. Elle impose une Jane lucide, presque austère, mais traversée de passions contenues. Une performance sobre et puissante, dans la lignée des héroïnes brontëiennes taillées pour la solitude et la résistance.

Dans Stoker (2013), sous la direction de Park Chan-wook, elle joue India, adolescente étrange et mutique, prise dans une spirale de secrets familiaux et de violence. Le film, visuellement stylisé, laisse une grande place au non-dit — un terrain idéal pour Mia Wasikowska, qui y compose une figure à la fois victime et prédatrice, mystérieuse et troublante.

Et dans Tracks (2013), elle incarne Robyn Davidson, jeune Australienne ayant réellement traversé le désert à pied, accompagnée de quelques chameaux et de son chien. Un rôle physique, exigeant, presque méditatif, dans lequel elle porte le film à elle seule, incarnant à merveille cette quête d’isolement et de réinvention que l’actrice semble, en un sens, revendiquer aussi dans sa carrière.

Une carrière tournée vers l’indépendance et la réalisation

Contrairement à beaucoup d’acteurs révélés par de grands studios, Mia Wasikowska fait rapidement le choix de favoriser le cinéma indépendant. Elle travaille avec Gus Van Sant, Jim Jarmusch, David Cronenberg, Mira Nair… autant de réalisateurs aux univers singuliers, parfois déconcertants, mais toujours cohérents avec son esthétique de l’épure et de la distance.

Dans Only Lovers Left Alive, elle joue une vampire capricieuse et un brin chaotique, tout en gardant ce mélange de charme éthéré et de menace contenue. Dans Maps to the Stars, elle plonge dans la satire noire d’Hollywood avec un rôle tout en ambivalence, presque fantomatique.

Et depuis quelques années, Mia Wasikowska passe aussi derrière la caméra, avec des courts-métrages puis un premier long en Australie. Ce virage vers la réalisation semble naturel chez une actrice qui a toujours préféré le contrôle artistique à la surmédiatisation. Elle explore, écrit, met en scène avec le même souci du détail que dans son jeu d’actrice.

Filmographie

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