Mark Webber

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Filmographie 6 films

Biographie

Mark Webber, né le 19 juillet 1980 à Minneapolis, dans le Minnesota (États-Unis), est un acteur, scénariste et réalisateur américain qui s’est imposé, sans bruit, comme une voix singulière du cinéma indépendant.

Entre rôles secondaires dans des films à large diffusion et projets plus intimes qu’il écrit et réalise lui-même, Mark Webber navigue entre les mondes, refusant d’être rangé dans une case précise. Ce qu’il recherche avant tout, c’est l’authenticité, qu’il s’agisse de ses personnages ou de ses propres récits.

Elevé dans la pauvreté par une mère militante pour les sans-abris, Mark Webber grandit à Philadelphie, où il expérimente très jeune les difficultés liées à la précarité. Cette expérience, qu’il revendique et intègre souvent à son travail artistique, influence durablement sa vision du monde et façonne son attachement à des histoires humaines, souvent marginales, parfois autobiographiques.

Des débuts d’acteur dans le cinéma indépendant

Mark Webber débute sa carrière d’acteur à la fin des années 1990, dans des films indépendants où il incarne souvent des personnages jeunes, un peu écorchés, en quête de sens ou d’équilibre. Il se fait remarquer dans Snow Day (2000), puis dans Storytelling de Todd Solondz (2001), un film aussi caustique que dérangeant, typique du cinéma indépendant américain de l’époque.

Au fil des années, Mark Webber devient un visage familier du circuit "indie", avec des rôles dans The Laramie Project, Broken Flowers de Jim Jarmusch, ou encore Weapons et Good Dick. Il ne cherche pas la célébrité, mais enchaîne les projets où l’écriture et la complexité psychologique des personnages sont centrales.

Il parvient toutefois à se glisser dans des films plus visibles, notamment avec son rôle de Stephen Stills dans Scott Pilgrim vs. the World (2010), réalisé par Edgar Wright. Un personnage secondaire certes, mais marquant dans une œuvre culte qui lui permet de toucher un public bien plus large, sans pour autant renier ses préférences artistiques.

La transition vers la réalisation : des récits intimes et ancrés

À partir du début des années 2010, Mark Webber passe de l’autre côté de la caméra. Il écrit, réalise et interprète des films profondément personnels, parfois inspirés directement de sa propre vie. Son premier long métrage, Explicit Ills (2008), explore déjà les thèmes de la pauvreté, de l’addiction et de la paternité dans un décor urbain réaliste.

Mais c’est avec The End of Love (2012) qu’il franchit un cap. Dans ce film semi-autobiographique, Mark Webber joue son propre rôle, celui d’un acteur veuf et père célibataire, et partage l’écran avec son vrai fils, Isaac. Tourné dans un style quasi documentaire, le film brouille volontairement la frontière entre fiction et réalité, dans une approche émotionnellement brute.

Ce mélange entre vie privée et création devient sa marque de fabrique. Il poursuit cette veine avec Flesh and Blood (2017), dans lequel il filme à nouveau sa famille réelle, y compris sa mère (l’activiste Cheri Honkala), pour raconter une histoire entre fiction sociale et confession personnelle. On est loin du cinéma de divertissement : chez Mark Webber, il n’y a pas de filtres, pas d’artifices, juste une volonté sincère de parler du réel.

Une œuvre tournée vers la parentalité et les liens familiaux

Ce qui traverse toute la filmographie de Mark Webber, en tant que réalisateur comme en tant qu’acteur, c’est une profonde réflexion sur la parentalité, la vulnérabilité masculine et les relations familiales. Il filme souvent des pères imparfaits, des enfants livrés à eux-mêmes, des familles dysfonctionnelles, sans jamais tomber dans le pathos.

Son style est marqué par une forme de dépouillement : pas de musique grandiloquente, peu d’effets visuels, mais une attention constante aux silences, aux gestes du quotidien, à la difficulté de se dire les choses. Un cinéma de l’intime, parfois inconfortable, mais toujours sincère.

Filmographie

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