Marie Gillain
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 3 films |
Biographie
Marie Gillain est née le 18 juin 1975 à Liège, en Belgique. Actrice francophone au charme naturel et à l’instinct de jeu affirmé, Marie Gillain s’est fait remarquer dès son plus jeune âge, s’imposant très tôt comme l’un des visages prometteurs du cinéma européen.
Son parcours, loin d’être linéaire ou formaté, oscille entre films d’auteur et productions plus populaires, théâtre et engagements personnels, avec cette constance dans la sincérité de ses choix et une discrétion médiatique toujours assumée.
Venue d’une famille sans lien avec le milieu artistique, Marie Gillain fait ses premiers pas au cinéma à seulement 16 ans. Dès lors, elle évolue dans le monde du 7e art avec une maturité précoce, qui lui permet d’alterner les registres, sans jamais trahir cette forme d’authenticité qui caractérise son jeu.
Mon père, ce héros : un démarrage fulgurant
C’est en 1991 que le public découvre Marie Gillain, dans le film Mon père, ce héros, où elle donne la réplique à Gérard Depardieu. Elle n’a alors que 16 ans, et pourtant, elle occupe l’écran avec une aisance déconcertante. Le rôle de Véronique, adolescente vive et provocante, marque les esprits, et propulse immédiatement Marie Gillain sous les projecteurs.
Le film rencontre un large succès populaire, et elle reçoit une nomination au César du Meilleur espoir féminin. Le ton est donné : on sait déjà qu’elle ne sera pas une simple comédienne de passage, mais une actrice capable de durer.
Des années 90 très actives : entre espoir du cinéma français et icône romantique
La décennie suivante est celle de la confirmation. Marie Gillain tourne avec de grands noms : Claude Berri dans Germinal (1993), où elle incarne Catherine Maheu ; Bertrand Blier dans Les Acteurs ; Philippe Harel, Jean-Jacques Zilbermann, ou encore Jean-Pierre Améris. Elle s’illustre aussi dans des comédies romantiques comme Le Bossu (1997), avec Daniel Auteuil, où elle campe Aurore, dans un rôle aussi élégant qu’inspiré des grands classiques de cape et d'épée.
Ces rôles lui valent plusieurs distinctions, dont une nouvelle nomination au César en 1996 pour L’Appât de Bertrand Tavernier, un film noir et glaçant inspiré d’un fait divers, dans lequel elle démontre un contre-emploi audacieux, loin de l’image lisse qu’on aurait pu lui coller après ses débuts.
Durant ces années, Marie Gillain devient peu à peu une figure familière du cinéma francophone, à la fois magnétique et accessible, avec un mélange rare de fraîcheur et de profondeur.
Une actrice qui choisit ses rôles avec soin
Contrairement à d’autres étoiles montantes des années 90, Marie Gillain ne cherche pas à enchaîner les films à tout prix. Elle fait des choix mesurés, souvent dictés par l’envie de collaborer avec des auteurs singuliers, ou de défendre des rôles de femmes complexes.
On la retrouve ainsi dans Harem Suaré (1999), film turc de Ferzan Özpetek, où elle incarne une jeune femme vendue au sultan dans un récit dense, visuellement somptueux et politiquement engagé. Ce genre de projet, plus risqué, témoigne de son ouverture à un cinéma international exigeant, mais aussi de son goût pour les rôles porteurs de sens.
Elle s’épanouit également dans Ni pour ni contre (bien au contraire) de Cédric Klapisch, ou dans La Très Très Grande Entreprise, Toutes nos envies, ou encore Landes, films où elle donne chair à des personnages féminins solides, souvent tiraillés entre idéal et quotidien, avec cette gravité légère qui lui est propre.
Théâtre, engagements et vie personnelle loin du tumulte
En parallèle de sa carrière cinématographique, Marie Gillain s’essaie avec succès au théâtre. Elle joue notamment La Vénus à la fourrure de David Ives, ou encore Suzanne de Fabrice Roger-Lacan. Sur scène, son naturel et sa précision trouvent un autre type de résonance, plus directe, plus physique. Là encore, elle ne cherche ni la démonstration, ni la posture : elle habite les textes, avec une intensité toute en retenue.
Hors caméra, Marie Gillain reste discrète, rare dans les médias, attachée à préserver sa vie privée et celle de ses enfants. Elle s’engage toutefois pour certaines causes qui lui tiennent à cœur, notamment dans le domaine de la santé, en soutenant des associations autour du handicap et de la recherche.
Ce choix d’un parcours en marge du star-system, loin des effets d’image ou des buzz médiatiques, n’a jamais nui à sa crédibilité. Au contraire, il l’a sans doute renforcée : Marie Gillain inspire confiance, dans son rapport au métier comme dans sa manière d’être.