Leonardo Cimino
- Casting
Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Leonardo Cimino, né le 4 novembre 1917 à Manhattan, New York, et décédé le 3 mars 2012 à l’âge de 94 ans, était un acteur américain au parcours aussi discret qu’empreint de constance. Si son nom n’est pas systématiquement connu du grand public, son visage, lui, l’est beaucoup plus. Et pour cause : Leonardo Cimino a traversé plusieurs décennies de cinéma et de télévision, souvent dans des seconds rôles mémorables, toujours avec une intensité toute particulière.
Une formation théâtrale et un engagement précoce
Avant de prêter sa silhouette à une galerie de personnages aussi divers qu’énigmatiques, Leonardo Cimino se forme à la comédie au sein de la Neighborhood Playhouse School of the Theatre, une institution new-yorkaise réputée. Il y étudie notamment sous la direction de Sanford Meisner, dont la méthode d’enseignement marquera durablement sa manière de jouer.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Leonardo Cimino est mobilisé en Europe, ce qui suspend temporairement sa carrière artistique. Mais à son retour, il retrouve les planches et s’impose petit à petit comme un acteur de théâtre solide. Sa voix grave, son regard perçant et son allure un peu austère deviennent sa signature. Il n’est pas l’homme des premiers rôles flamboyants, mais celui des figures marquantes, souvent en marge du récit principal, mais jamais anecdotiques.
Du théâtre au grand écran : une carrière éclectique
L’une des forces de Leonardo Cimino réside dans sa capacité à passer d’un médium à l’autre avec aisance. Il navigue entre théâtre classique, télévision et cinéma, sans jamais renier ses racines. On le retrouve ainsi sur les scènes de Broadway, dans des pièces exigeantes, tout autant que dans des films populaires ou des séries de science-fiction.
Au cinéma, Leonardo Cimino est souvent casté dans des rôles sombres, énigmatiques, voire légèrement inquiétants. Son physique atypique y contribue, mais c’est surtout sa capacité à incarner la souffrance, la méfiance ou la sagesse avec une économie de gestes qui retient l’attention des réalisateurs. Il participe à des films très variés, du thriller au drame en passant par le fantastique, et travaille avec des cinéastes comme Sidney Lumet ou David Lynch. Parmi ses apparitions les plus notables, on peut citer Dune (1984), dans lequel il joue le Docteur Yueh dans une version télévisée étendue, ainsi que The Monster Squad (1987), où il campe un vieux survivant de l’Holocauste confronté à des monstres littéraux.
Une notoriété marquée par la mini-série V
Pour de nombreux téléspectateurs, Leonardo Cimino reste surtout le vieux Bernard dans la mini-série télévisée V (1983), un survivant de la Shoah qui reconnaît les signes d’un régime totalitaire dans l’arrivée des Visiteurs extraterrestres. Le personnage, bien que secondaire, joue un rôle crucial dans la mise en parallèle entre science-fiction et mémoire historique. Le jeu tout en retenue de Leonardo Cimino donne au récit une profondeur inattendue, ancrée dans une réalité bien plus tragique que les lasers et les soucoupes volantes.
C’est typiquement ce genre de performance qui fait de Leonardo Cimino un acteur apprécié des cinéphiles et des réalisateurs : capable, en quelques scènes, de donner une vraie densité émotionnelle à son personnage. Pas besoin de grands discours ni de gesticulations, tout passe dans le regard, la posture, le silence même.
Une longévité discrète mais remarquable
La carrière de Leonardo Cimino s’étale sur plus de soixante ans, ce qui force le respect. Jusqu’à un âge avancé, il continue d’apparaître à l’écran, que ce soit dans des films indépendants ou des productions plus commerciales. Jamais star au sens hollywoodien du terme, il incarne une autre forme de réussite : celle de l’acteur de caractère, fidèle à son art, qui traverse le temps en évitant les pièges de la célébrité facile.
Son décès en 2012, à Woodstock, dans l’État de New York, est passé relativement inaperçu dans les grands médias. Et pourtant, Leonardo Cimino laisse derrière lui une filmographie dense, marquée par la constance et l’intégrité. Un acteur qui n’a jamais cherché la lumière, mais qui, à chaque apparition, éclairait la scène d’une intensité rare.