Lateef Crowder
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Lateef Crowder dos Santos, plus connu sous le nom de Lateef Crowder, est né le 23 novembre 1977 à San José, en Californie (États-Unis), dans une famille d’origine brésilienne. Artiste martial, cascadeur, acteur et spécialiste du capoeira, il s’est imposé comme l’un des interprètes les plus spectaculaires des arts martiaux à l’écran, grâce à son style fluide, acrobatique et immédiatement reconnaissable.
Ce qui distingue Lateef Crowder, c’est sa capacité à mêler discipline technique, agilité spectaculaire et présence scénique. Il ne se contente pas d’exécuter des mouvements : il danse littéralement dans le combat, transformant chaque affrontement en chorégraphie visuellement saisissante. Peu d’acteurs ou cascadeurs ont su représenter le capoeira au cinéma avec autant d’authenticité.
Lateef Crowder, un capoeiriste passé des rodas aux plateaux de tournage
Formé dès l’enfance au capoeira par son père, lui-même instructeur, Lateef Crowder commence à pratiquer cet art martial afro-brésilien dès l’âge de 6 ans. Il rejoint plus tard le groupe ZeroGravity, une équipe de performeurs spécialisée dans les arts martiaux extrêmes et les démonstrations acrobatiques, très en vogue dans les années 2000 sur Internet et dans les festivals spécialisés.
C’est cette exposition qui attire l’attention des producteurs de films d’action. Grâce à ses démonstrations impressionnantes de capoeira, il devient l’un des rares artistes martiaux professionnels à représenter cette discipline dans le cinéma américain.
Il faut dire que le capoeira, art martial fondé sur la ruse, le rythme et l’élan, avec ses coups de pied tournoyants et ses esquives au sol, est aussi spectaculaire que difficile à filmer. Lateef Crowder y parvient en combinant précision technique et sens du cinéma, adaptant ses mouvements pour qu’ils soient lisibles et percutants à l’écran.
Le combat contre Tony Jaa dans The Protector : une scène culte
La scène qui fait véritablement connaître Lateef Crowder au public international reste son affrontement contre Tony Jaa dans The Protector (Tom-Yum-Goong, 2005), film d’action thaïlandais devenu culte pour ses chorégraphies martiales sans câbles ni effets numériques excessifs.
Ce combat capoeira vs muay thaï, aussi court que mémorable, montre Lateef Crowder à son meilleur niveau. Sa souplesse, sa vitesse et son équilibre impressionnent, d’autant qu’il tourne cette scène malgré une blessure au tendon d’Achille. Le duel devient l’un des moments les plus repris et commentés dans les cercles de passionnés d’arts martiaux à l’écran.
Après cette apparition marquante, il devient une figure recherchée pour des scènes d’action nécessitant un haut niveau d’agilité acrobatique et un style visuellement fort.
Cascadeur et acteur dans les grosses productions
En parallèle de ses performances artistiques, Lateef Crowder s’impose dans le milieu très fermé des cascadeurs de cinéma, en particulier pour les films d’action, de super-héros et de science-fiction. Il travaille sur des sagas majeures comme The Hunger Games, Captain America: Civil War, Wonder Woman, Furious 7, ou encore The Mandalorian, dans lequel il participe aux combats de Din Djarin en tant que doubleur de corps.
En tant qu’acteur, Lateef Crowder apparaît aussi dans des rôles secondaires, souvent dans des productions où la dimension physique du personnage est primordiale. Il incarne par exemple Eddy Gordo, l’icône capoeiriste de la saga vidéoludique Tekken, dans l’adaptation cinématographique de 2009. Un choix logique, tant il incarne la gestuelle du personnage de manière quasi naturelle.
Il prête également ses talents à des jeux vidéo, courts-métrages et web-séries, notamment dans le domaine du motion capture, où son contrôle corporel très poussé fait merveille.
Un ambassadeur discret mais influent du capoeira à l’écran
Ce qui fait la singularité de Lateef Crowder, c’est qu’il a su faire de sa spécialité, le capoeira, un langage visuel immédiatement identifiable. Là où d’autres pratiquants d’arts martiaux s’adaptent au style hollywoodien standardisé, lui a réussi à imposer un style personnel, fluide, tournoyant, ancré dans la tradition afro-brésilienne, tout en s’adaptant aux exigences du cinéma d’action.
Il n’a jamais cherché la célébrité pour elle-même. Sa trajectoire reste discrète, technique, mais profondément respectée dans le milieu des cascadeurs, des chorégraphes et des passionnés d’arts martiaux. Il forme une sorte de pont entre la culture du capoeira et celle du spectacle visuel international.