Jennifer Devoldère
- Réalisation
- Écriture
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 2 films |
Biographie
Jennifer Devoldère est une réalisatrice et scénariste française née le 14 mars 1974 à Paris, en France. Encore peu connue du grand public, elle fait pourtant partie de ces auteures-réalisatrices qui posent un regard sensible et personnel sur la vie moderne, et plus particulièrement sur les liens familiaux, les ruptures, les silences et les élans du cœur. Si sa filmographie reste courte, Jennifer Devoldère s’inscrit dans une tradition de cinéma intimiste et sincère, où le quotidien devient matière à émotion.
Un parcours discret mais solide
Avant de réaliser ses propres films, Jennifer Devoldère suit un parcours dans le domaine du scénario et de la production. Elle passe notamment par l’écriture et l’assistanat, ce qui lui permet de se former au contact du plateau tout en peaufinant un regard personnel sur les personnages et leurs trajectoires. Ce n’est pas une cinéaste tapageuse, ni une voix surmédiatisée, mais plutôt une artisane du récit, qui privilégie la justesse à l’effet.
Ses influences ne sont pas criées sur tous les toits, mais on peut sentir, dans son approche, une parenté avec un certain cinéma français à hauteur d’homme, où les histoires prennent le temps de se raconter, et où le non-dit, le flottement ou la pudeur comptent autant que les dialogues.
Jusqu’à toi : un premier long-métrage entre Paris et New York
En 2009, Jennifer Devoldère signe son premier film en tant que réalisatrice avec Jusqu’à toi, une comédie romantique coproduite entre la France et les États-Unis, avec Mélanie Laurent et Justin Bartha dans les rôles principaux. L’histoire, centrée sur la rencontre improbable entre une Française un peu paumée et un Américain en deuil, repose sur un postulat simple mais poétique : un bagage échangé dans un aéroport devient le point de départ d’une rencontre à distance.
Le film est doux, un peu décalé, porté par une mélancolie légère et un humour discret, à l’image de sa réalisatrice. On y retrouve la volonté de créer des personnages profondément humains, aux prises avec la solitude, le deuil, les projections amoureuses… Le tout, sans cynisme, sans posture, avec beaucoup de bienveillance.
Ce premier essai, modeste mais charmant, a été accueilli avec sympathie, notamment pour la fraîcheur de son ton, sa réalisation fluide, et sa capacité à mêler l’intime au romanesque sans verser dans le cliché.
Et soudain, tout le monde me manque : la famille en chantier
Deux ans plus tard, Jennifer Devoldère poursuit dans un registre plus personnel avec Et soudain, tout le monde me manque (2011), une chronique familiale douce-amère portée par Mélanie Laurent, Michel Blanc et Clémentine Célarié. Elle y explore les relations entre un père et sa fille, sur fond de crise affective, de reconstruction et de maladresses affectueuses.
Ici encore, le fil conducteur est la fragilité des liens familiaux, les attentes déçues, les tentatives maladroites de se rapprocher. Le film ne cherche pas à dramatiser inutilement, ni à délivrer des messages lourds. Il avance avec tact, humour discret et une certaine modestie, ce qui en fait une œuvre émotionnellement juste, sans excès ni mièvrerie.
On sent dans ce deuxième long-métrage un attachement profond aux personnages, et une volonté de rester au plus près du vécu, dans un ton souvent léger, mais jamais superficiel.
Une voix en retrait mais à suivre
Depuis Et soudain, tout le monde me manque, Jennifer Devoldère s’est faite plus discrète dans le paysage cinématographique français. Aucun nouveau long-métrage n’a vu le jour à ce jour, du moins à grande échelle. Il est difficile de savoir si elle continue d’écrire ou développe d’autres projets hors des radars médiatiques, mais son absence laisse un léger goût d’inachevé, tant ses deux films laissaient entrevoir une sensibilité singulière et prometteuse.
Cela dit, cette discrétion n’est pas inhabituelle pour des cinéastes qui refusent de s’inscrire dans une logique de production à flux tendu. Il est possible qu’elle travaille dans l’ombre, ou qu’elle privilégie d’autres formes d’écriture ou de création.
Filmographie
2 sur 2 films