Jason Segel

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Filmographie 7 films

Biographie

Né le 18 janvier 1980 à Los Angeles (Californie, États-Unis), Jason Jordan Segel est un acteur, scénariste, musicien et écrivain américain connu pour son humour chaleureux, sa vulnérabilité assumée et sa capacité à incarner des personnages à la fois hilarants, désarmants et profondément humains. Révélé au grand public grâce à des séries et comédies romantiques devenues cultes, il a su élargir sa palette avec des rôles plus sombres et introspectifs, prouvant qu’il est bien plus qu’un simple acteur comique grand et sympa.

Oui, il fait 1m93. Mais Jason Segel, c’est aussi une âme de poète maladroit cachée sous une carcasse de gentil géant.

Les débuts : Freaks and Geeks, le choc culte

Comme beaucoup d’acteurs de sa génération, Jason Segel doit ses débuts à Judd Apatow, le pape de la comédie sensible des années 2000. Dans Freaks and Geeks (1999–2000), série devenue culte malgré son annulation précoce, il incarne Nick Andopolis, ado paumé, fan de batterie et romantique éperdu. Ce rôle, déjà, résume parfaitement l’univers Segel : un personnage qui fait rire parce qu’il est sincère, et qui touche parce qu’il ne sait pas comment faire autrement.

Même si la série ne dure qu’une saison, elle marque les esprits et lance une génération d’acteurs : Seth Rogen, James Franco, Linda Cardellini… et bien sûr Segel, qui ne va plus quitter les écrans très longtemps.

How I Met Your Mother : Marshall forever

De 2005 à 2014, Jason Segel campe Marshall Eriksen dans la sitcom à succès How I Met Your Mother. Il y forme avec Alyson Hannigan l’un des couples les plus solides et adorables de la télévision. Marshall est gentil, loyal, naïf, un peu nerd, mais 100 % sincère — en résumé, le pote idéal, le mari idéal, le gars qu’on aimerait bien être… ou épouser.

Grâce à cette série, il devient une figure familière du petit écran, incarnant une masculinité non toxique, affectueuse et drôle à une époque où ça semblait encore rare dans les sitcoms. Il donne à son personnage une profondeur émotionnelle qui va bien au-delà de la punchline.

Mais pendant que le monde le voit comme Marshall, lui prépare déjà son coup d’après.

Forgetting Sarah Marshall et la rom-com selon Segel

En 2008, il écrit et joue dans Forgetting Sarah Marshall (Sans Sarah, rien ne va !), produit par Apatow. Il y incarne Peter Bretter, un compositeur de musique de séries télé largué par sa célèbre petite amie, parti noyer son chagrin à Hawaï… où elle est justement venue en vacances avec son nouveau mec.

Le film est une rom-com drôle, touchante, sans cynisme, où Segel mêle humour un peu absurde (et nu frontal assumé) et chagrin amoureux avec un naturel désarmant. Il signe également la musique du film — y compris un musical de vampires en marionnettes qui, oui, est aussi bizarre que génial.

Ce film marque le début de sa reconnaissance comme scénariste sensible et original, à mi-chemin entre Woody Allen (version sympa) et les comédies indie post-Apatow.

The Muppets, I Love You, Man : bromance, nostalgie et humanité

Il poursuit dans cette veine douce-amère avec I Love You, Man (2009), où il incarne un homme sans amis tentant de construire une amitié adulte — une bromance réjouissante, sincère et pas caricaturale.

En 2011, il relance The Muppets en écrivant et jouant dans un reboot musical plein d’amour, d’humour et de nostalgie. Il y met tout son cœur d’enfant geek élevé à la télévision des années 80. Le film est un succès critique et commercial, et montre que Segel ne fait pas que rire — il célèbre, il reconstruit, il console.

Virage dramatique : The End of the Tour et l’acteur intérieur

En 2015, Jason Segel prend tout le monde de court avec The End of the Tour, où il incarne David Foster Wallace, l’écrivain culte et tourmenté. Face à Jesse Eisenberg dans le rôle du journaliste David Lipsky, il livre une performance calme, cérébrale, d’une précision impressionnante.

Loin des comédies, il montre qu’il peut habiter des personnages profonds, ambigus, presque effacés, sans jamais forcer son jeu. Ce rôle lui vaut une pluie d’éloges et des nominations dans plusieurs festivals. C’est la preuve définitive : il ne faut pas le résumer à la comédie.

Il poursuit cette veine avec des rôles plus introspectifs dans Our Friend, The Sky Is Everywhere, et surtout en écrivant ses propres projets, souvent teintés de mélancolie et de poésie moderne.

Shrinking et la maturité télévisuelle

En 2023, il revient à la télévision avec Shrinking (Apple TV+), qu’il co-crée et dans laquelle il joue un thérapeute en deuil qui décide d’abandonner la neutralité professionnelle pour dire aux patients ce qu’il pense vraiment. Co-écrite avec Brett Goldstein (Ted Lasso), la série alterne entre humour, vulnérabilité et reconstruction intérieure. Du Segel pur jus, version adulte.

Il y incarne la douleur contenue, le deuil mal digéré et la tendresse maladroite avec une sincérité rare. Encore une fois, il ne joue pas le héros : il joue un homme qui essaie de recoller les morceaux, et on sent que le rôle lui va à merveille.

Jason Segel, c’est l’art de faire rire sans cruauté, d’émouvoir sans insister, d’écrire des histoires simples mais sincères. Il incarne une masculinité douce, lucide, un peu paumée, toujours en quête de sens, et jamais dans la pose.

Il est l’un des rares acteurs de sa génération à pouvoir passer du musical Muppet à David Foster Wallace sans décalage, en gardant cette humanité désarmante qui traverse tous ses rôles. Et c’est peut-être ça, sa vraie force : il ne joue pas des héros. Il joue des gens. Et il les joue très, très bien.

Filmographie

7 sur 7 films

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