Jamie Foxx
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Détails
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| Filmographie | 20 films |
Biographie
Jamie Foxx, né Eric Marlon Bishop le 13 décembre 1967 à Terrell, au Texas (États-Unis), est un acteur, chanteur, humoriste, producteur et pianiste américain. Oui, tout ça. Et il ne fait pas les choses à moitié. Depuis ses débuts sur scène comme stand-uppeur jusqu’à son Oscar du Meilleur acteur pour Ray (2005), Jamie Foxx a démontré une polyvalence rare à Hollywood, où il alterne comédie, drame, action, musique et parfois... tout en même temps.
Son talent est à la fois spectaculaire et insaisissable : il peut faire rire, faire pleurer, jouer les gangsters comme les héros sensibles, et même sortir un album de R’n’B entre deux tournages. Bref, Jamie Foxx est un caméléon, et surtout, un des rares artistes à avoir brillé autant sur scène que sur disque ou à l’écran.
Des débuts sur scène : piano, église et blagues en cascade
Jamie Foxx grandit au Texas, élevé par ses grands-parents adoptifs, dans une atmosphère stricte mais aimante. Très jeune, il montre un talent pour la musique, notamment le piano, qu’il pratique à l’église. Cette formation classique, souvent méconnue, jouera un rôle déterminant dans sa carrière d’acteur plus tard, notamment dans Ray.
Il débute sa carrière en tant qu’humoriste stand-up à la fin des années 1980, et c’est à cette époque qu’il prend le pseudonyme Jamie Foxx, pour déjouer les biais sexistes des organisateurs de plateaux de comédie, qui privilégiaient souvent les noms féminins pour les premières parties. Une anecdote révélatrice : Jamie Foxx ne force jamais la porte, il la détourne avec malice.
Il se fait connaître du grand public dans les années 90 grâce à l’émission In Living Color, pépinière de talents comiques, puis dans sa propre sitcom The Jamie Foxx Show. On l’y découvre drôle, charmeur, agile, avec déjà ce mélange d’humour et de musicalité qui deviendra sa marque.
Le virage dramatique : Collateral et Ray, une double démonstration
Si Jamie Foxx est longtemps cantonné à des rôles comiques, tout bascule au début des années 2000, lorsqu’il prend un virage dramatique aussi inattendu que percutant. En 2004, il crève l’écran dans Collateral de Michael Mann, face à Tom Cruise. Il y incarne un chauffeur de taxi pris en otage par un tueur à gages, et son jeu tout en tension, vulnérabilité et dignité silencieuse lui vaut une première nomination aux Oscars.
La même année, il interprète Ray Charles dans le biopic Ray. Et là, c’est un véritable tour de force : Jamie Foxx ne joue pas Ray Charles, il devient Ray Charles, avec ses gestes, sa voix, son groove, son drame intérieur. Il joue du piano lui-même, imite les tics du chanteur à la perfection sans jamais tomber dans la copie mécanique. C’est l’une des performances les plus saluées des années 2000, et elle lui vaut l’Oscar du Meilleur acteur en 2005, une récompense qu’il reçoit avec une émotion non dissimulée.
Une carrière à 360° : action, comédie, drame et musique
Depuis Ray, Jamie Foxx alterne les genres sans jamais se laisser enfermer. Il est aussi à l’aise dans des films d’action (Miami Vice, White House Down, Baby Driver), que dans des drames (The Soloist, Just Mercy) ou des comédies plus légères (Horrible Bosses).
En 2012, il marque les esprits dans Django Unchained de Quentin Tarantino, un western brutal et stylisé, où il incarne un ancien esclave devenu chasseur de primes. Jamie Foxx y est à la fois stoïque, intense et furieusement charismatique — un héros improbable, mais totalement crédible.
Parallèlement, il poursuit sa carrière musicale avec plusieurs albums de R’n’B (Unpredictable, Intuition, Hollywood: A Story of a Dozen Roses), collaborant avec des artistes comme Kanye West, T-Pain ou Drake. Il obtient même un Grammy Award pour la chanson Blame It, preuve que son talent ne s’arrête pas à l’écran.
Jamie Foxx : un entertainer complet dans la tradition américaine
Ce qui distingue Jamie Foxx, au fond, c’est sa maîtrise du show, sous toutes ses formes. Il est l’héritier des grands entertainers américains, capables de chanter, danser, jouer, faire rire ou pleurer selon le moment. Mais il le fait sans clinquant ni arrogance : avec une sincérité brute, souvent teintée d’autodérision.
Il aime aussi raconter les histoires des autres, et s’engage dans des projets qui mettent en lumière les réalités sociales : racisme, justice, musique, inégalités... Des thèmes qu’on retrouve dans Just Mercy, mais aussi dans ses prises de parole publiques, toujours articulées avec franchise et humour.
Un charisme organique et une authenticité rare
Jamie Foxx n’est pas une star en vitrine, c’est un acteur ancré, chaleureux, habité. Il ne joue jamais pour l’effet, mais pour la vérité du personnage. Il peut être hilarant dans une scène, bouleversant dans la suivante, sans jamais rompre l’authenticité. Il ne cherche pas la perfection technique, mais l’émotion juste, la note humaine qui fait vibrer.
Et s’il continue d’explorer de nouveaux registres (y compris dans l’animation ou le doublage, comme dans Soul de Pixar), c’est toujours avec cette énergie fluide, cet enthousiasme un peu joueur, qui donne à sa carrière une légèreté sérieuse… ou une gravité joyeuse, selon comment on regarde.
Jamie Foxx, c’est un peu un orchestre à lui tout seul. Et ça, franchement, ce n’est pas donné à tout le monde.
Filmographie
20 sur 20 films