James Franco
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Détails
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| Filmographie | 20 films |
Biographie
Né le 19 avril 1978 à Palo Alto, en Californie (États-Unis), James Edward Franco est un acteur, réalisateur, producteur, enseignant et artiste multidisciplinaire qui n’a jamais choisi entre les cases — probablement parce qu’il s’est toujours plu à en sortir. Propulsé par la saga Spider-Man au début des années 2000, révélé par des rôles plus complexes chez des cinéastes indépendants, James Franco s’est imposé autant comme une star de cinéma que comme une figure énigmatique, oscillant entre projets hollywoodiens et expériences artistiques borderline.
Les débuts de James Franco : de la série Freaks and Geeks à Spider-Man
Issu d’une famille californienne plutôt intellectuelle, James Franco fait ses premiers pas dans la série culte Freaks and Geeks (1999–2000), où il incarne Daniel Desario, un adolescent rebelle au charme nonchalant. Bien que la série ne dure qu’une saison, elle devient rapidement une référence, notamment pour avoir révélé plusieurs talents de la comédie américaine, comme Seth Rogen et Jason Segel.
C’est en 2002 que James Franco accède à la célébrité mondiale grâce à son rôle de Harry Osborn dans la trilogie Spider-Man de Sam Raimi. Le personnage, ami puis rival de Peter Parker, offre à Franco un premier rôle dramatique dans un blockbuster, mais ne résume en rien l’ensemble de ses ambitions. Car, très tôt, l’acteur montre un désir constant de complexité, que ce soit dans ses choix de rôles ou dans sa manière de concevoir la création artistique.
Une carrière d’acteur marquée par la diversité (et parfois la surprise)
À la fin des années 2000, James Franco bifurque vers un cinéma plus audacieux. Dans Milk (2008) de Gus Van Sant, il interprète Scott Smith, compagnon du militant Harvey Milk, et y livre une performance touchante et sobre. Puis vient 127 heures (2010) de Danny Boyle, où il incarne l’alpiniste Aron Ralston, coincé dans un canyon pendant plusieurs jours. Le film repose presque entièrement sur lui, et sa performance lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur.
Mais Franco ne se laisse pas enfermer dans le drame. Il aime aussi le décalage et la provocation, comme en témoigne son duo avec Seth Rogen dans Pineapple Express, This Is the End ou le très controversé The Interview, où ils incarnent deux journalistes chargés d'assassiner Kim Jong-un (ce qui a, au passage, déclenché une crise diplomatique avec la Corée du Nord… pas mal pour une comédie).
Avec The Disaster Artist (2017), qu’il réalise et interprète, James Franco rend hommage au film culte involontaire The Room et à son créateur excentrique Tommy Wiseau. Le film, à la fois drôle et poignant, lui vaut un Golden Globe du meilleur acteur, et confirme sa capacité à mêler humour absurde et empathie réelle.
James Franco réalisateur, écrivain, professeur... et artiste tous azimuts
Si jouer ne lui suffit pas, c’est parce qu’il voit le cinéma comme un terrain d’exploration, pas comme une fin en soi. En parallèle de sa carrière d’acteur, James Franco se lance très tôt dans la réalisation, avec des films souvent inspirés de la littérature (notamment Faulkner ou Steinbeck) ou de ses propres textes. Certains de ses projets sont bien accueillis dans les festivals, d’autres beaucoup moins — mais tous témoignent d’un besoin d’expérimenter, parfois à ses risques et périls.
Il suit aussi de multiples cursus universitaires prestigieux, de Columbia à Yale, passe du temps à enseigner le cinéma ou la littérature, publie des recueils de nouvelles, expose des œuvres d’art contemporain… En résumé, James Franco est curieux de tout. Et c’est peut-être ce trop-plein d’activité qui nourrit à la fois son charisme et ses critiques.
Une figure controversée, entre admiration et polémiques
Au fil des années, l’image de James Franco devient de plus en plus ambivalente. S’il est admiré pour sa créativité et sa capacité à bousculer les normes hollywoodiennes, il est aussi au cœur de plusieurs polémiques, notamment autour de son comportement en tant que professeur d’art dramatique. Certaines accusations d’inconduite sexuelle ont été rendues publiques en 2018, ce qui a provoqué un recul net de sa visibilité dans les grands projets.
L’acteur reconnaît alors une part de responsabilité, tout en entamant une forme de retrait. Son parcours devient dès lors plus discret, plus introspectif, et certains projets tombent à l’eau ou sortent en catimini. Cette phase, marquée par la remise en question et la distance médiatique, souligne une tension constante chez lui : entre le besoin d’exister par tous les moyens… et la difficulté à contrôler ce qu’on projette.
James Franco : artiste insaisissable ou imposteur génial ?
Difficile de résumer James Franco. Est-il un génie touche-à-tout mal compris ? Un acteur talentueux qui se disperse ? Un créatif passionné mais brouillon ? Un peu tout cela à la fois. Ce qui est sûr, c’est que son parcours — qu’on l’admire ou qu’on s’en méfie — ne laisse pas indifférent.
Il est à la fois Hollywood et anti-Hollywood, classique et avant-gardiste, joueur et tragique. Là où d’autres cherchent à lisser leur image, James Franco choisit le paradoxe, le flou, parfois même l’inconfort. Ce n’est pas un acteur lisse, c’est un expérimentateur compulsif. Et si cela ne plaît pas à tout le monde, lui ne semble jamais vraiment vouloir faire l’unanimité.
Filmographie
20 sur 20 films