James Coburn
- Casting
Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
James Coburn, né le 31 août 1928 à Laurel, dans le Nebraska (États-Unis), s’est imposé comme une figure charismatique du cinéma américain, à mi-chemin entre la cool attitude et l'autorité naturelle. Décédé le 18 novembre 2002 à l’âge de 74 ans, il laisse derrière lui une filmographie impressionnante, marquée par des rôles d’hommes d’action, de cow-boys modernes et de personnages mystérieux. Sa voix grave, son regard perçant et son sourire en coin l’ont rapidement distingué à Hollywood, où il s’est taillé une place de choix sans jamais céder à la banalité.
James Coburn, visage emblématique du western et du cinéma d’action
La carrière de James Coburn décolle dans les années 1960 avec des rôles dans des westerns devenus cultes. Il fait partie du casting des Sept Mercenaires, sorti en 1960, dans lequel il incarne le silencieux mais redoutable Britt. Ce rôle lui offre une reconnaissance immédiate, tant il parvient à dire beaucoup avec peu de mots, misant sur une présence physique sobre mais percutante.
Durant cette décennie, il enchaîne les films d’action et les thrillers avec une nonchalance qui lui colle à la peau. On le retrouve dans La Grande Évasion, Major Dundee, Our Man Flint (et sa suite In Like Flint), où il joue une sorte de James Bond décalé, plus pince-sans-rire que martini-shaker. Ces rôles contribuent à forger une image très typée : celle de l’homme d’action élégant, à la fois détaché et dangereux.
Un retour gagnant et un Oscar tardif
Dans les années 1970, James Coburn ralentit un peu le rythme, tout en continuant à choisir des projets ambitieux. Il apparaît notamment dans des films de Sam Peckinpah comme Pat Garrett et Billy the Kid, où son jeu tout en retenue s’accorde parfaitement avec l’univers crépusculaire du réalisateur.
Mais c’est bien plus tard, en 1998, que James Coburn reçoit la consécration critique avec l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Affliction, un drame familial réalisé par Paul Schrader. Il y joue un père violent et brutal, dans un registre bien plus sombre que ses précédents rôles. Cette performance, glaçante et d’une grande intensité, montre toute l’étendue de son talent dramatique, bien au-delà des flingues et des répliques ironiques.
Une voix et un physique reconnaissables entre mille
Au fil des décennies, James Coburn est resté un acteur très demandé, aussi bien à la télévision qu’au cinéma. Son physique élancé, ses traits anguleux et sa voix caverneuse l’ont rendu immédiatement identifiable. Il était aussi l’une de ces rares figures capables de naviguer entre cinéma d’auteur, films de genre et grosses productions sans jamais perdre en crédibilité.
Sa voix a d’ailleurs été utilisée dans plusieurs projets d’animation, notamment Monstres & Cie des studios Pixar, où il incarne Henry J. Waternoose, le directeur de l’usine de monstres. Une dernière preuve que même en image de synthèse, James Coburn reste James Coburn.
Un homme de style, sans excès de style
Hors écran, James Coburn cultivait un style de vie assez éloigné des excès hollywoodiens. Intéressé par la spiritualité, le zen, la culture asiatique, il pratiquait le tai-chi et s'intéressait à la médecine alternative, surtout après avoir souffert d’une arthrite sévère dans les années 1980. Ce combat contre la douleur chronique l’éloigne temporairement des plateaux, mais il revient, apaisé et transformé, avec encore plus de profondeur dans son jeu.