Ivan Raimi
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Né le 21 juin 1956 à Royal Oak, dans le Michigan aux États-Unis, Ivan Raimi est à la fois scénariste de cinéma et médecin, une double casquette plutôt inhabituelle dans le monde du divertissement hollywoodien. Moins connu du grand public que son frère cadet, Sam Raimi, il joue pourtant un rôle important, bien que discret, dans la construction de certains projets cultes du cinéma de genre. Si son nom ne brille pas en lettres capitales sur les affiches, il se retrouve régulièrement au générique de films marquants où le bizarre et le surnaturel ne sont jamais bien loin.
Ivan Raimi a cette particularité rare d’avoir su concilier deux carrières exigeantes : la médecine d’un côté (il est médecin urgentiste), et l’écriture de scénarios pour le cinéma de l’autre. Une combinaison qui peut surprendre, mais qui, dans son cas, fonctionne étonnamment bien. Entre précision scientifique et goût pour le chaos cinématographique, il semble avoir trouvé un équilibre à sa manière.
Un univers d’écriture partagé en famille
Impossible d’évoquer Ivan Raimi sans parler de son implication dans l’univers cinématographique de Sam Raimi, son frère. Leur collaboration remonte à leurs jeunes années, lorsqu’ils tournaient déjà des courts-métrages en Super 8 avec leur ami Bruce Campbell. Si Sam se destinait clairement à la réalisation, Ivan, lui, poursuivait ses études de médecine… tout en participant, à sa façon, aux délires créatifs du trio.
C’est dans les années 1990 qu’Ivan Raimi commence à apparaître de façon plus régulière dans les génériques de films. Il co-écrit Army of Darkness (1992), troisième volet de la saga Evil Dead, dans lequel l’absurde, le grotesque et l’heroic fantasy se rencontrent dans un grand écart tonique. Ce film, sans doute le plus burlesque de la trilogie, porte la patte d’un scénario plus structuré, où la comédie se mêle aux enjeux épiques dans un style très libre.
Sa collaboration avec Sam ne s’arrête pas là. Il co-signe également Darkman (1990), un film de super-héros original avant l’heure, et Drag Me to Hell (2009), un retour à l’horreur plus traditionnelle, avec une touche bien sentie de satire sociale. Dans chacun de ces projets, Ivan Raimi injecte une écriture à la fois précise et tordue, pleine de rebondissements, de malédictions et de dilemmes moraux enrobés de slime.
Une plume au service du fantastique, du pulp et du grotesque
Ce qui caractérise l’écriture d’Ivan Raimi, c’est cette capacité à manier des tonalités très contrastées, allant du dramatique au burlesque sans jamais vraiment trancher. Les scénarios qu’il co-écrit ne cherchent pas à tout prix la logique pure, mais plutôt une cohérence interne au chaos, où les personnages sont entraînés malgré eux dans des univers qui les dépassent. C’est le cas aussi dans Darkman, où le héros, défiguré et revanchard, oscille entre tragédie shakespearienne et excès de bande dessinée.
Dans Drag Me to Hell, Ivan Raimi revisite avec Sam les classiques du cinéma d’horreur : la malédiction, la possession, le sacrifice. Mais il y ajoute une couche de critique sociale (banques, immobilier, culpabilité moderne) traitée avec un humour noir qui n’est jamais tout à fait cynique. Ce mélange des genres, propre aux frères Raimi, fonctionne en partie grâce à l’écriture précise, ironique mais jamais dénuée d’émotion, d’Ivan.
Même lorsqu’il ne signe pas directement le scénario, il agit parfois en tant que consultant ou co-scénariste non crédité, notamment sur des projets produits par la société familiale Renaissance Pictures. Il contribue à donner ce ton si particulier à certaines productions, mêlant horreur, action et humour burlesque, que l’on reconnaît entre mille.
Une carrière parallèle, assumée et atypique
Contrairement à son frère, Ivan Raimi n’a jamais fait du cinéma son activité principale. Il continue, encore aujourd’hui, à exercer comme médecin urgentiste, ce qui en fait un cas assez unique dans le paysage hollywoodien. Cette double vie n’est pas un caprice d’artiste, mais un choix de carrière pleinement assumé, qui lui permet de maintenir une certaine indépendance par rapport à l’industrie du divertissement.
Il n’a jamais cherché à devenir un scénariste star ou à multiplier les projets. Son nom reste attaché à quelques œuvres bien ciblées, souvent en collaboration avec Sam, et toujours dans un esprit de création collective, loin des logiques individuelles de l’écriture de commande. Cette discrétion, alliée à une efficacité redoutable dans la structure des récits, explique pourquoi ses contributions sont aussi précieuses, même si elles sont peu médiatisées.
Filmographie
5 sur 5 films