Giancarlo Giannini

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 5 films
Récompenses 2 nominations et 1 victoire

Biographie

Giancarlo Giannini est un acteur, réalisateur, doubleur et scénariste italien, né le 1er août 1942 à La Spezia, en Ligurie (Italie). Avec une carrière qui s'étend sur plus de six décennies, il s’est imposé comme l’un des plus grands noms du cinéma italien, aussi à l’aise dans le théâtre classique que dans les drames passionnés de Lina Wertmüller, les films internationaux ou les doublages emblématiques.

Une formation théâtrale, fondement d’un jeu maîtrisé

C’est à Rome, au célèbre Centro Sperimentale di Cinematografia, que Giancarlo Giannini se forme au métier d’acteur. Il débute au théâtre dans les années 60, notamment dans Roméo et Juliette, avant de se faire repérer pour son charisme et son intensité.

Rapidement, il séduit le cinéma, et en particulier Lina Wertmüller, réalisatrice avec laquelle il va entretenir l’une des collaborations les plus fertiles du cinéma italien. Le duo Wertmüller-Giannini devient une référence, mêlant engagement politique, grotesque assumé et drame humain.

Lina Wertmüller : muse politique et comique de l’acteur

Dans les années 1970, Giancarlo Giannini connaît une série de rôles marquants sous la direction de Lina Wertmüller. Il y incarne souvent des hommes en crise, à la fois pathétiques, flamboyants, ridicules et bouleversants. C’est l’époque de Mimi métallo blessé dans son honneur (1972), Film d'amour et d'anarchie (1973), Vers un destin insolite… (1974), et surtout Pasqualino, ou Seven Beauties (1975), pour lequel Giannini est nommé à l’Oscar du meilleur acteur, une rareté pour un comédien non anglophone.

Ce film emblématique le montre sous toutes ses facettes : séducteur maladroit, clown tragique, survivant cynique, évoluant dans une Italie déchirée par le fascisme et les contradictions sociales. Il y livre l’une de ses performances les plus inoubliables.

Une carrière internationale discrète mais marquante

Fort de sa notoriété en Italie, Giancarlo Giannini s’exporte aussi à l’étranger, notamment dans des productions américaines. Il tourne sous la direction de Ridley Scott dans Hannibal (2001), mais aussi dans deux films de la saga James Bond, Casino Royale (2006) et Quantum of Solace (2008), où il incarne Mathis, agent au passé trouble, à la fois mentor et ambigu. Là encore, il apporte à des rôles secondaires une richesse humaine qu’on ne trouve pas toujours dans ce type de productions.

Même quand il n’est pas en haut de l’affiche, Giannini impose une présence, mélange de noblesse et de désillusion, entre le charme latin et la gravité méditerranéenne.

Maître du doublage : une autre voix du cinéma italien

En Italie, Giancarlo Giannini est aussi reconnu comme un immense doubleur, notamment pour avoir prêté sa voix à Al Pacino dans la quasi-totalité de ses films. C’est lui que les Italiens entendent dans Le Parrain, Scarface, ou Scent of a Woman. Il a aussi doublé Jack Nicholson, Dustin Hoffman et d'autres grandes figures du cinéma américain.

Ce travail de l’ombre révèle un autre pan de son talent : la maîtrise absolue du phrasé, du souffle, de l’émotion vocale, qui l’a rendu indispensable dans ce domaine.

Une figure incontournable du cinéma italien classique

Même si sa popularité est surtout liée aux années 70 et 80, Giancarlo Giannini n’a jamais vraiment quitté les écrans. Il continue d’apparaître dans des films italiens et internationaux, mais aussi dans des séries, des projets artistiques, et des hommages à l’histoire du cinéma.

Son style de jeu reste unique : à la fois corporel et intellectuel, il sait jouer la fatigue, le désir, l’absurde et la lucidité dans un même plan. Il a toujours été à l’aise dans le mélange des genres, et c’est ce qui le rend difficile à classer mais impossible à oublier.

Giancarlo Giannini, entre flamboyance italienne et profondeur humaine

En regardant la carrière de Giancarlo Giannini, on retrouve tout ce qui fait la force du cinéma italien classique : l’excès contrôlé, la tendresse rugueuse, la politique par le rire et la douleur, et cette capacité à faire d’un acteur une figure nationale tout en restant accessible, humain, faillible.

Aujourd’hui encore, il incarne une certaine idée de l’acteur européen, cultivé, passionné, attaché à la langue et au corps, capable de passer d’un film d’auteur à un blockbuster sans jamais trahir sa singularité.

Filmographie

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