George Buck Flower
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
George Buck Flower est né le 28 octobre 1937 à Milton-Freewater, dans l’Oregon (États-Unis). Acteur, scénariste et producteur, il est décédé le 18 juin 2004 à l’âge de 66 ans. Figure incontournable du cinéma de genre, George Buck Flower n’a jamais été une star au sens classique du terme, mais il a incarné une infinité de personnages mémorables, surtout s’ils portaient une barbe, un bonnet de laine et un air légèrement égaré. Si vous avez vu un film fantastique ou de science-fiction entre les années 70 et 90, il y a de fortes chances que George Buck Flower ait brièvement surgi à l’écran dans un coin sombre, une bouteille à la main.
Un spécialiste des seconds rôles reconnaissables entre mille
Le visage buriné, la voix rocailleuse et l’allure typique du « clochard sympathique » : George Buck Flower a bâti toute sa carrière sur ce personnage devenu presque une marque de fabrique. On ne compte plus les apparitions où il joue un sans-abri, un ivrogne ou un marginal. Et c’est justement dans ce type de rôle que son talent faisait mouche : il savait rendre ces personnages secondaires à la fois drôles, étranges, et attachants, parfois même plus marquants que les héros eux-mêmes.
Il faut dire que George Buck Flower a tourné dans plus de 100 films, souvent dans des productions à petit budget, mais pas uniquement. Il est apparu dans Retour vers le futur, They Live, Starman, The Fog, Escape from New York... Autant de films cultes signés John Carpenter, avec qui il a collaboré à de nombreuses reprises. George Buck Flower était de ces acteurs que les réalisateurs aimaient rappeler, parce qu’ils savaient qu’il livrerait exactement ce qu’on attendait de lui, avec une touche unique.
Un artisan du cinéma de genre
Loin des projecteurs hollywoodiens, George Buck Flower était un habitué du cinéma indépendant et d’exploitation, notamment dans les années 70 et 80. Il a souvent collaboré avec des figures comme Fred Olen Ray ou Jim Wynorski, réalisateurs spécialisés dans le cinéma de genre à petit budget. Non content d’être acteur, il participait aussi à l’écriture ou à la production de certains projets, prouvant au passage qu’il connaissait les rouages de l’industrie comme sa poche.
Ce goût pour le cinéma bis, assumé et sans prétention, a permis à George Buck Flower de s’exprimer librement dans des films parfois complètement déjantés, où il n’hésitait pas à forcer le trait ou à jouer avec les clichés. Et dans cet univers-là, il était presque une star : les fans de films d’horreur ou de science-fiction reconnaissent instantanément sa silhouette et guettent son apparition avec le même plaisir coupable qu’un clin d’œil complice.
Une longévité discrète mais remarquable
Loin des gros titres et des tapis rouges, George Buck Flower a continué à tourner jusque dans les années 2000. Même quand le cinéma a évolué vers des productions plus lisses et numériques, il restait fidèle à sa silhouette de vagabond, capable de glisser une réplique hilarante ou de jouer le témoin loufoque d’un événement surnaturel. Il faisait partie de ces acteurs de l’ombre, dont la contribution est indispensable au charme de nombreuses productions cultes.
Il n’a jamais eu de rôle principal emblématique, jamais reçu de prix prestigieux, mais sa présence est gravée dans la mémoire collective des amateurs de genre. Il appartient à cette catégorie d’acteurs qu’on remarque à force de les voir partout, même brièvement. Et parfois, quelques secondes à l’écran suffisent à marquer une scène.
Un acteur culte, malgré lui
Il y a quelque chose d’attachant dans la trajectoire de George Buck Flower. Sans jamais chercher la célébrité, sans stratégie de carrière flamboyante, il a fini par devenir un véritable acteur culte. Pas pour son glamour ou son élégance, mais pour son authenticité, son humour, et sa capacité à incarner des personnages à la marge. Il donnait vie à des figures qu’on croise parfois dans la vraie vie, et qu’on ne regarde pas assez.
Et même si son nom n’est pas toujours retenu, George Buck Flower reste, pour beaucoup, ce clochard de Retour vers le futur qui marmonne dans une ruelle, ou ce témoin échevelé d’un carnage dans un film de Carpenter. Une présence modeste mais inoubliable, qui mérite largement d’être saluée.