Eihi Shiina

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Détails

Autre nom 椎名 英姫
Âge
Nationalité
Filmographie 2 films

Biographie

Eihi Shiina est née le 3 février 1976 à Fukuoka, au Japon. Mannequin devenue actrice, Eihi Shiina est surtout connue à l’international pour avoir incarné l’un des rôles les plus glaçants du cinéma d’horreur japonais. Son visage d’une beauté presque irréelle, son calme dérangeant et sa présence silencieuse ont fait d’elle une figure emblématique du cinéma de genre japonais, en particulier dans les années 2000. Mais son parcours ne se limite pas à ce rôle culte : Eihi Shiina est une artiste singulière, à la croisée du cinéma, de la mode et de la performance.

Des podiums au grand écran : une transition marquée par la curiosité artistique

Avant de faire frissonner les spectateurs, Eihi Shiina débute comme mannequin au Japon, puis à l’international, notamment à New York. Sa silhouette élancée et son élégance naturelle la placent rapidement au cœur de campagnes publicitaires et de défilés, dans un monde où l’esthétique prime. C’est justement ce rapport à l’image, au corps et à la présence qui l’amène vers le cinéma, presque comme une extension de son travail de modèle.

Elle fait ses premiers pas sur grand écran en 1999 dans Tokyo Eyes, un drame urbain à l’ambiance feutrée. Une entrée en matière discrète, mais qui laisse déjà entrevoir une présence troublante, quelque chose d’à part dans son jeu, dans sa manière d’occuper l’espace.

Audition : un rôle culte dans le cinéma d’horreur japonais

La carrière d’Eihi Shiina bascule définitivement avec le film Audition (Ôdishon, 1999), réalisé par Takashi Miike. Elle y incarne Asami Yamazaki, une mystérieuse jeune femme rencontrée par un veuf lors d’un faux casting organisé pour trouver une nouvelle épouse. Ce qui commence comme une romance délicate bascule rapidement dans l’horreur psychologique la plus pure, et Eihi Shiina devient, littéralement, le cauchemar du spectateur.

Le personnage d’Asami est froid, énigmatique, terrifiant sans jamais hausser la voix. Et c’est précisément cette retenue, ce calme absolu, qui rend le rôle si marquant. La fameuse scène du “kiri kiri kiri”, ponctuée par des gestes aussi méthodiques que sadiques, est devenue culte dans l’histoire du cinéma d’horreur. Elle a suffi à faire d’Eihi Shiina une icône du J-horror, malgré le peu de films horrifiques dans sa filmographie par la suite.

Une trajectoire libre, entre cinéma indépendant et rôles atypiques

Après le choc Audition, Eihi Shiina ne cède pas à la tentation de la répétition. Elle ne cherche pas à capitaliser sur son image d’icône gore, et choisit plutôt des rôles marginaux, dans des films indépendants, parfois expérimentaux, souvent inclassables. On la retrouve dans Tokyo Gore Police (2008), une œuvre de science-fiction délirante et ultra-violente où elle incarne une policière cyberpunk dans un Japon dystopique. Un choix audacieux, une fois encore à contre-courant.

Mais Eihi Shiina ne se limite pas au cinéma de genre. Elle apparaît dans des drames, des films d’auteur et même des productions internationales, mais toujours avec cette cohérence artistique : elle privilégie les projets singuliers, souvent radicaux, jamais faciles.

Elle collabore également avec des réalisateurs aux univers visuels forts, où son apparence peut être utilisée à contre-emploi, soit comme vecteur de trouble, soit comme figure silencieuse et introspective.

Une figure culte, mais jamais médiatisée à l’excès

Contrairement à d’autres stars du cinéma japonais, Eihi Shiina reste très discrète. Elle donne peu d’interviews, n’est pas omniprésente dans les médias japonais, et conserve une forme de mystère qui alimente encore davantage son aura. Même sa filmographie semble choisir ses silences : quelques rôles ici et là, souvent marquants, mais jamais dans des œuvres commerciales ou grand public.

C’est sans doute ce qui fait d’elle une actrice culte dans le sens le plus pur du terme : reconnue par les cinéphiles, adorée par les fans de cinéma extrême, mais hors des circuits habituels de la célébrité.

Filmographie

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