David Tattersall

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Filmographie 14 films

Biographie

David Tattersall, directeur de la photographie britannique, est né le 14 novembre 1960 à Lancashire, en Angleterre. Si son nom ne vous dit rien au premier abord, ses images, elles, ont été vues par des millions de spectateurs dans le monde. David Tattersall est l’un de ces artisans de l’ombre qui, derrière la caméra, construisent l’atmosphère visuelle de films aussi variés que Star Wars, The Green Mile ou Die Another Day. Il appartient à cette génération de chefs opérateurs à la technique irréprochable, au style adaptable, et qui savent s’effacer pour mieux servir le regard du réalisateur.

Une formation académique et une maîtrise technique solide

Avant de plonger dans le monde du cinéma hollywoodien, David Tattersall suit une formation rigoureuse. Il étudie les beaux-arts à l’université de Goldsmiths à Londres, puis se spécialise en direction de la photographie à la National Film and Television School, l’une des institutions les plus respectées du Royaume-Uni. Cette double formation, artistique et technique, devient une des clés de son style : une image propre, lisible, très construite, mais toujours au service de la narration.

Il commence sa carrière sur des courts-métrages, des téléfilms, et des productions anglaises à petit budget, où il apprend à gérer les contraintes, les délais serrés, et à faire beaucoup avec peu. Ce savoir-faire le suit jusqu’à Hollywood, où il se montre aussi à l’aise avec de lourdes machines de guerre que dans des projets plus intimistes.

Star Wars : lumière sur une galaxie numérique

Le grand tournant pour David Tattersall arrive lorsqu’il est choisi comme directeur de la photographie pour la prélogie Star Wars : La Menace fantôme (1999), L’Attaque des clones (2002) et La Revanche des Sith (2005), tous réalisés par George Lucas. Ce choix n’est pas anodin : il faut un chef opérateur techniquement irréprochable, capable de travailler étroitement avec des effets numériques, encore balbutiants à l’époque à une telle échelle.

C’est d’ailleurs avec L’Attaque des clones que David Tattersall entre dans l’histoire du cinéma comme le premier directeur de la photographie à tourner un blockbuster entièrement en numérique. Un tournant historique, accueilli à l’époque avec autant d’enthousiasme que de scepticisme.

Son travail sur ces films est avant tout fonctionnel : il sert une vision très contrôlée, très stylisée, dictée par Lucas et par les contraintes numériques. Les images sont nettes, parfois froides, très composées, et si le style visuel de la prélogie divise les fans, David Tattersall y applique une rigueur constante, et une grande capacité d’adaptation à un univers visuellement complexe.

Une collaboration fidèle avec Frank Darabont

En parallèle des grands spectacles, David Tattersall développe une collaboration précieuse avec le réalisateur Frank Darabont, notamment sur The Green Mile (1999) et The Majestic (2001). Dans The Green Mile, adaptation du roman de Stephen King, Tattersall signe une image douce, chaude, presque onirique, en contraste total avec les décors carcéraux. Il y déploie une lumière délicate, très organique, qui accompagne les émotions du film sans jamais les souligner à l’excès.

Ce travail témoigne de sa souplesse esthétique : là où Star Wars exigeait précision et rigueur numérique, The Green Mile appelle à une photographie plus humaine, plus classique, presque picturale. Et Tattersall répond toujours présent, sans chercher à imposer un style personnel visible.

Des blockbusters aux genres variés

Au fil des années, David Tattersall a travaillé sur une palette de films extrêmement diversifiée, allant de l’action à la comédie, en passant par le thriller, la science-fiction et l’aventure. Il signe l’image de Die Another Day (2002), 20e James Bond de la saga, où son travail est au service de l’action spectaculaire, des gadgets, et d’un univers très codé visuellement.

Il collabore aussi sur Jumper, Next, Speed Racer, Tooth Fairy, Percy Jackson: Sea of Monsters, des projets où la direction photo doit jongler entre réalisme, effets visuels lourds, et dynamique visuelle énergique. Dans tous les cas, David Tattersall livre une image claire, efficace, parfaitement adaptée au cahier des charges, même si certains critiques regrettent parfois un manque de signature visuelle marquée.

Mais c’est justement là que réside une part de sa compétence : il ne cherche pas à « faire du Tattersall », mais à s’effacer derrière la vision du réalisateur, une qualité encore trop rare dans les blockbusters contemporains.

Filmographie

14 sur 14 films

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