Corey Feldman

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Filmographie 9 films

Biographie

Corey Scott Feldman, né le 16 juillet 1971 à Reseda, Californie (États-Unis), est un acteur, chanteur et ancien enfant star américain. S’il est surtout connu pour ses rôles emblématiques dans des films cultes des années 80 comme Stand by Me, The Goonies ou The Lost Boys, Corey Feldman est aussi devenu, au fil du temps, une figure à part dans le paysage hollywoodien.

Entre gloire précoce, relations médiatisées, combats personnels et projets souvent atypiques, il incarne à lui seul les hauts (et les bas) d’une génération d’enfants stars.

Un visage familier pour les fans de cinéma nostalgique, un parcours jalonné d’excès, de résilience et de controverses, et une volonté farouche de rester maître de sa propre histoire, même quand celle-ci semble parfois sortie d’un script improbable.

L’ascension fulgurante d’un enfant-star des années 80

Corey Feldman débute sa carrière très jeune, apparaissant dès l’âge de trois ans dans des publicités télévisées. Très vite, il enchaîne les rôles dans des séries populaires telles que Cheers, Mork & Mindy ou Eight Is Enough. Son énergie, sa maturité précoce et son charisme à l’écran attirent l’attention des studios.

Le véritable tournant survient au milieu des années 80. Il enchaîne alors trois films qui deviendront des piliers de la pop culture : Gremlins (1984), The Goonies (1985) et Stand by Me (1986). Chacun de ces films participe à forger l’image d’un adolescent vif, sarcastique, mais profondément humain. En 1987, avec The Lost Boys, il forme un duo explosif avec Corey Haim, autre prodige du moment. Les deux deviennent inséparables à l’écran comme dans la vie, au point d’être surnommés The Two Coreys par la presse.

Ce succès fulgurant le propulse sur les devants de la scène médiatique. Feldman devient l’un des adolescents les plus identifiables des États-Unis, souvent perçu comme un symbole de la jeunesse rebelle hollywoodienne.

L’adolescence médiatisée et la face cachée de la célébrité

Mais derrière l’image souriante de l’acteur à casquette vissée sur la tête, les choses se compliquent rapidement. L’exposition médiatique, les pressions de l’industrie et les fréquentations douteuses mènent Corey Feldman à connaître des problèmes de dépendance dès l’adolescence. Il est aussi l’un des premiers à dénoncer, bien des années avant le mouvement #MeToo, les abus et les agressions sexuelles subies par les jeunes acteurs à Hollywood.

Sa relation avec Corey Haim, aussi intense à l’écran qu’en dehors, oscille entre camaraderie et tragédie. Feldman a régulièrement affirmé que le duo avait été victime d’un système toxique. Après la mort de Haim en 2010, il se retrouve seul pour porter cette parole, parfois accueilli avec scepticisme, parfois avec reconnaissance.

Cette période trouble marque une cassure dans sa carrière, mais aussi dans son image. Corey Feldman cesse alors d’être simplement l’enfant prodige des années 80 pour devenir une figure complexe, tiraillée entre ses souvenirs d’icône et ses blessures réelles.

Une carrière adulte entre autodérision, musique et résilience

L’âge adulte ne rime pas pour lui avec disparition. Il continue à jouer, notamment dans des productions indépendantes, des caméos ou des parodies (Dickie Roberts, Puppet Master vs. Demonic Toys). Mais c’est surtout par ses apparitions publiques, ses documentaires et sa musique qu’il refait surface.

Corey Feldman se lance sérieusement dans la musique dans les années 90, avec des albums qui oscillent entre rock, électro et pop très personnelle. Les critiques sont souvent acerbes, mais lui persiste. On l’a même vu en 2016 dans un passage devenu viral au Today Show, vêtu d’un costume militaire futuriste et dansant de manière... disons, audacieuse. Moqué par certains, soutenu par d’autres, il assume tout, expliquant qu’il veut rester fidèle à sa vision, même si elle déroute.

Il a également réalisé plusieurs documentaires sur les abus à Hollywood, notamment My Truth: The Rape of 2 Coreys, dans lequel il raconte sa version des faits, sans filtre. Si ces projets sont controversés, ils ont aussi permis de remettre en lumière les failles d’un système qui a trop longtemps fermé les yeux.

Une icône générationnelle... à sa manière

Corey Feldman n’a peut-être pas eu la carrière “classique” qu’on aurait pu attendre d’un enfant-star aussi populaire. Il n’a pas remporté de grandes récompenses, ni accumulé les blockbusters à l’âge adulte. Mais il est devenu une sorte d’icône underground, adoré par les fans de The Goonies, de The Lost Boys, ou même par ceux qui ont grandi avec The 'Burbs ou License to Drive.

Il continue à se produire en concert, à faire des apparitions lors de conventions ou dans des festivals de cinéma rétro. Il cultive un rapport direct avec son public, parfois maladroit, souvent sincère, mais toujours passionné.

Aujourd’hui, Corey Feldman incarne autant une époque qu’un parcours de survie. Il est à la fois la mémoire d’un Hollywood des années 80, le témoin d’une industrie destructrice, et un artiste qui tente de se reconstruire en toute liberté. Pas toujours là où on l’attend, mais toujours prêt à se battre pour ne pas redevenir invisible. Et ça, dans ce milieu, c’est déjà une forme de victoire.

Filmographie

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