Alice Belaïdi
- Casting
Détails
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| Filmographie | 2 films |
Biographie
Alice Belaïdi, née le 18 mars 1987 à Nîmes, dans le Gard (France), est une actrice française au parcours aussi spontané qu’éclectique, révélée par le théâtre, puis confirmée à la télévision et au cinéma.
D'origine franco-algérienne, elle s’est imposée grâce à un jeu naturel, vif et audacieux, capable de naviguer avec agilité entre comédie populaire, drame social et fiction télé acérée. Si elle dégage à l’écran une forme de légèreté joyeuse, Alice Belaïdi est aussi une actrice de conviction, toujours attentive à l’humain derrière le personnage. Depuis plus d’une décennie, elle multiplie les projets avec une énergie singulière, sans jamais se cantonner à un registre ou une image. Son parcours raconte celui d’une artiste libre, dont les choix témoignent autant d’une envie de jeu que d’une forme d’ancrage dans le réel.
Une révélation théâtrale avec Confidences à Allah
Le point de départ de sa notoriété reste le théâtre, et plus précisément le seul en scène Confidences à Allah, adaptation du roman de Saphia Azzeddine, mise en scène par Gérard Gelas. Dans ce spectacle intense et sans filet, Alice Belaïdi incarne Jbara, une jeune femme issue d’un milieu rural et patriarcal, en proie à ses rêves, ses colères, ses découvertes, ses blessures.
Seule sur scène, elle donne vie à un monologue puissant, traversé par des questions de genre, de religion, de désir et de liberté, et y déploie une palette de jeu impressionnante. Elle reçoit pour ce rôle le prix de la révélation féminine au Festival d'Avignon 2008, ce qui lui vaut rapidement l’attention du monde du théâtre, puis du cinéma.
Cette performance marquera longtemps l’ADN de son jeu : direct, instinctif, charismatique, sans fioritures, et toujours incarné.
Télévision : Workingirls, ou la comédie sans filtre
C’est à la télévision que le grand public découvre Alice Belaïdi, en particulier grâce à la série Workingirls sur Canal+, diffusée entre 2012 et 2016. Elle y campe Sofia, une standardiste brutale, sans filtre et ultra-franche, qui envoie valser le politiquement correct à coups de punchlines et de mauvaise foi jubilatoire.
Dans ce rôle de composition, Alice Belaïdi casse tous les clichés : elle joue avec les limites, assume une forme de vulgarité décomplexée, et révèle un vrai sens du timing comique. La série devient culte pour une partie du public, et son personnage, malgré (ou grâce à) son exagération, devient un marqueur générationnel du rire trash assumé.
Cette visibilité télévisuelle ouvre ensuite la voie à de nombreux rôles au cinéma, où elle retrouve un spectre de jeu plus nuancé, tout en conservant cette énergie nerveuse qui lui est propre.
Une actrice de cinéma à l’affiche de films variés
Au cinéma, Alice Belaïdi cultive une double trajectoire. D’un côté, on la retrouve dans des comédies populaires contemporaines : Les Kaïra de Franck Gastambide (2012), Hibou, Éperdument, Sous les jupes des filles, Les Ex, ou encore Si j’étais un homme. Elle y joue souvent des jeunes femmes modernes, directes, parfois maladroites mais toujours attachantes, incarnées avec une sincérité pleine de vitalité.
De l’autre côté, elle participe aussi à des films plus intimistes ou sociaux, comme La Taularde de Audrey Estrougo, ou Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir, où elle campe une kiné dans un centre de rééducation. Là encore, son jeu gagne en gravité sans jamais perdre en accessibilité. Elle fait partie de ces comédiennes capables d’ajouter de l’humanité là où le texte reste sobre, de rendre chaque rôle vivant, concret, incarné.
Une parole libre et une présence engagée
Au-delà de ses rôles, Alice Belaïdi s’impose aussi comme une voix singulière dans le paysage médiatique français, n’hésitant pas à prendre la parole sur des sujets qui lui tiennent à cœur : les origines, les rapports hommes-femmes, le sexisme dans le milieu artistique, les identités multiples, mais toujours sans posture ni récupération.
Elle défend une approche du métier fondée sur la liberté de ton, la diversité des récits, et la nécessité de représenter des personnages pluriels, loin des clichés ethniques ou genrés. Ce positionnement discret mais constant fait d’elle l’une des figures de proue d’un cinéma français plus inclusif, plus vivant, plus hybride.